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Zéro Déchet Touraine

L’essor du vrac

Vie de l'asso – dimanche 10 septembre 2017

Epices en vrac

L’achat de produits en vrac, c’est-à-dire non préemballés, connaît un nouvel essor depuis quelques années. C’est un pan entier de la démarche zéro déchet qui se développe.

Pourquoi le vrac ?

L’achat en vrac permet de :

  • Réduire les coûts pour le consommateur de 10 à 45%1 via l’absence d’emballage et de marketing notamment.
  • Réduire le poids de nos poubelles : L’emballage représente 1/3 du poids de nos poubelles selon l’ADEME ;
  • De limiter le gaspillage alimentaire2 en n’achetant que la quantité souhaitée ;
  • Créer du lien social en rapprochant clients et commerçants ;
  • Redynamiser le tissu économique local et les centres-villes.

Depuis quand le vrac zéro déchet existe-t-il ?

Le vrac zéro déchet, qui vise à proposer prioritairement des produits avec le moins d’emballages possible, s’est développé avec la création de la franchise Day by Day en France en mai 2013 à Meudon, près de Paris. Cette franchise affiche aujourd’hui 28 magasins répartis un peu partout en France, surtout dans les villes. Nous en avons un à Tours, rue des halles. D’autres enseignes pratiquent également le vrac telles que Biocoop, Coopnature, La Vie Claire, NaturéO et de nombreux indépendants (Biocité, le Blé Sauv’âge, Biolinet, et Terre y Fruits par exemple en Indre-et-Loire).N’oublions pas qu’avant les années 1960 et les trente glorieuses, la vente en vrac était la norme. Alors le vrac, un retour en arrière ? Un retour au bon sens ? Un retour vers le futur ? A vous d’en juger.

Le réseau vrac, association de professionnels du secteur qui a fêté son premier anniversaire il y a quelques mois, réuni actuellement 250 professionnels, appartenant à 7 pays. En France, on trouve actuellement entre 500 et 600 points de vente proposant du vrac3. Pour l’instant, 0,5 % des consommateurs achètent en vrac, un chiffre qui devrait connaître une forte augmentation dans les années à venir, avec l’arrivée du vrac dans un nombre croissant de supermarchés classiques.

Pour qu’un plus grand nombre de personnes adopte ce mode consommation, des freins restent à lever comme les habitudes à changer, l’offre à développer... On retrouve actuellement environ 30 % du panier français moyen dans des points de vente en vrac, ce qui est très encourageant. L’offre en dehors de Tours reste à développer. Une nouvelle boutique ZD, Sur la branche, est annoncée à Tours pour la deuxième quinzaine d’octobre (place de la Victoire). Peut-être qu’une Vrac mobile, épicerie itinérante, permettrait aussi de diffuser cette pratique commerciale plus largement en zone rurale, à l’instar de ce qui a pu se faire dans les landes et la côte basque par exemple ?

Alors qui craque pour le vrac ?!!

Pour plus de détails, retrouvez nos cartes en ligne des lieux de vente en vrac

Hugo Maylard-Hayot


1 Selon étude ademe et mes courses pour la planète : la vente en vrac pratique et perspectives de 2012
2 29 kg/hab/an de nourriture gaspillée dont 7 encore emballée selon l’Ademe
3 Article LSA, faut-il s’emballer pour le vrac ? du 29 juin 2016.


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